Powerlifting : composition corporelle

Powerlifting : composition corporelle

Les compétiteurs de Powerlifting ont une composition corporelle très différente de celle d’autres disciplines similaires

De quoi dépend la force en Powerlifting ?

La recherche suggère que les caractéristiques anthropométriques des powerlifters contribuent à leurs impressionnants développements de force

Tout comme les haltérophiles olympiques (weightlifting), avoir des membres courts peut améliorer la performance de ces athlètes, notamment au squat et au développé couché. Cela s’explique par la réduction de la distance que la barre doit parcourir (moins de travail musculaire effectué, donc moins de fatigue), offrant un avantage mécanique grâce à la diminution des bras de levier.

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Cependant, les indices des membres qui favorisent certains mouvements (comme l’indice crural, qui relie la longueur de la jambe à celle de la cuisse) peuvent en défavoriser d’autres.

Ainsi, à partir de l’évaluation anthropométrique, on estime qu’il y a un plus grand taux de réussite chez les sujets dont les indices corporels liés aux membres (notamment l’indice crural) leur offrent un avantage mécanique au squat et au développé couché.

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Le soulevé de terre, quant à lui, est le mouvement où l’égalité est la plus grande entre les différentes catégories et celui qui influence le moins la différence entre gagner ou non

Masse musculaire des Powerlifters

La masse musculaire des vainqueurs est significativement plus élevée que celle des autres compétiteurs dans toutes les catégories (+2,7 %), tout comme le rapport muscle/os (voir « Muscle to Bone ratio » dans le tableau précédent).

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La quantité de masse musculaire des athlètes des catégories supérieures en Powerlifting tourne généralement autour de 60-70 kg, pour un pourcentage de masse grasse moyen de 20 %

Pourcentage de masse grasse des Powerlifters

Cette référence correspond à d’autres données antérieures où le pourcentage moyen de masse grasse tourne autour de ce chiffre (20 %)

Par conséquent, il n’est pas conseillé d’essayer d’augmenter la masse musculaire en augmentant le pourcentage de masse grasse, c’est-à-dire prendre du poids sans se soucier de la qualité de la prise. En powerlifting, le facteur neuromusculaire joue un rôle déterminant dans la vitesse de production de force, et cette adaptation qui améliore la force maximale s’obtient davantage par la méthode d’entraînement que par des stratégies nutritionnelles de surplus calorique.

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Masse osseuse des Powerlifters

Concernant la masse osseuse, celle des plus lourds se distingue aussi avec une moyenne de 12,5±0,7 kg (10 % du poids corporel), soit deux écarts-types au-dessus de la moyenne d’un sujet de même taille (même si pas du même poids, évidemment).

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L’entraînement de force se révèle une fois de plus comme la meilleure prévention, avec l’exercice à impact, contre l’ostéoporose et la diminution de la densité minérale osseuse ; bien devant n’importe quel supplément

Ces résultats semblent cohérents avec l’augmentation de la mésomorphie observée chez les athlètes des catégories les plus lourdes, ce qui reflète leur plus grande capacité à accumuler de la masse musculaire par unité de taille (kg muscle / cm) ou de masse osseuse (kg muscle / kg os) que les athlètes plus légers

Expérience et âge des Powerlifters

Un degré ?

Même s’il n’y a pas de différence dans l’âge moyen des powerlifters d’élite gagnants et non gagnants, ni dans les années d’entraînement (voir tableau ci-dessous), la conclusion concernant ces variables est que ceux qui participent à ces compétitions ont généralement entre 8 et 11 ans d’expérience avec les levées et un âge compris entre 29 et 40 ans.

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De manière surprenante, l’expérience et l’âge des athlètes masters et des poids plus légers seraient évalués, leur âge ne dépassant pas 17 ans

Sources

  1. Brechue, W. F., & Abe, T. (2002). Le rôle de l’accumulation de FFM et de l’architecture musculaire squelettique dans la performance en powerlifting. European journal of applied physiology, 86(4), 327-336.
  2. Keogh, J. W., Hume, P. A., Pearson, S. N., & Mellow, P. J. (2009). Les caractéristiques anthropométriques absolues et proportionnelles peuvent-elles distinguer les powerlifters plus forts des plus faibles ?. The Journal of Strength & Conditioning Research, 23(8), 2256-2265.
  3. Lovera, M., & Keogh, J. (2015). Le profil anthropométrique des powerlifters : différences selon la catégorie de poids et le succès en compétition. The Journal of Sports Medicine and Physical Fitness.

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Au sujet Alfredo Valdés
Alfredo Valdés
Il est spécialiste de la formation en physiopathologie métabolique et des effets biomoléculaires de l'alimentation et de l'exercice physique.
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