L’être humain est fait pour bouger. Si vous êtes amateur d’exercice physique, vous constaterez qu’après une séance d’entraînement, un match de padel, une randonnée en montagne… vous vous sentirez plus dynamique et plus énergique, n’est-ce pas ?
C’est un fait, scientifiquement étudié et prouvé, que l’exercice physique apporte des changements positifs considérables à notre santé et à notre bien-être général.
En fait, on observe de plus en plus souvent que les médecins et les professionnels de la santé et de la remise en forme qualifient l’exercice physique de polypill pour lutter contre toutes les maladies.
Qu’est-ce qui rend l’exercice si agréable ?
Avant de rentrer dans les détails, il faut savoir que le mouvement chez l’être humain est vital, et que plus nous bougeons, meilleures sont nos sensations sur le plan organique et sur le plan du bien-être mental.
Pendant la pratique d’une activité physique, tous les éléments de notre corps, de la plus petite cellule aux neurones, commencent à fonctionner ensemble, activant ainsi d’innombrables mécanismes dans notre corps :
- Mécanismes neuronaux, augmentation de la plasticité cérébrale);
- Mécanismes hormonaux, avec sécrétion d’hormones et régulation du système hormonal et endocrinien);
- Meilleure circulation sanguine, apportant plus d’oxygène à nos cellules pour un meilleur fonctionnement…
- Même le système digestif et le rapport bien connu entre l’intestin et le cerveau sont mis en mouvement.
Que se passe-t-il dans le corps lorsque nous faisons de l’exercice ?
De prime abord, il est logique de penser qu’un exercice physique contrôlé et programmé aura des effets bénéfiques sur la santé de la manière la plus holistique qui soit. Intéressons-nous en détail aux changements qui se produisent dans l’organisme :
Au niveau moléculaire
Les mécanismes moléculaires qui sous-tendent les effets de l’exercice ne sont pas encore bien compris, bien que l’on ait découvert depuis 2000 que la contraction musculaire libère de l’IL-6 (interleukine 6). Depuis, l’identification du nombre de molécules de signalisation associées à l’exercice s’est multipliée.
Les exérokines sont des fractions de signalisation qui sont libérées en réponse à un exercice physique aigu et/ou chronique et qui exercent leurs effets par des voies endocrines, paratrachéales et autocrines.
De nombreux organes, cellules et tissus libèrent ces exerkines : le cœur (cardiokines), le tissu musculaire (myokines), les neurones (neurokines), entre autres.
Ces exerkines peuvent avoir des effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire, métabolique, immunologique et neurologique.

La pratique d’une activité physique favorise l’activité cardiovasculaire, c’est-à-dire qu’elle favorise le transport de l’oxygène vers chacune des cellules de l’organisme afin d’en améliorer le fonctionnement.
Les tissus dont le taux d’activité cellulaire est plus faible sont plus susceptibles d’être abîmés par le stress oxydatif. L’exercice physique retarde l’accumulation d’épices réactives de l’oxygène en renforçant les mécanismes antioxydants du myocarde et en générant davantage de mitochondries, qui sont les « centrales électriques » des cellules.
- D’autre part, l’exercice physique favorise l’expression d’un type de protéine qui protège les cardiomyocytes des lésions ischémiques, c’est-à-dire qu’il contribue à la prévention des maladies cardiaques.
- Avec l’âge et l’inactivité, la mort cellulaire des cardiomyocytes augmente, et l’exercice a un effet protecteur contre ce phénomène en modulant les gènes liés à la mort cellulaire des cardiomyocytes.
Au niveau hormonal
Le muscle est un organe endocrinien puissant et donc un régulateur du système hormonal et endocrinien de notre corps. Ce système endocrinien assure le fonctionnement normal de la fonction homéostatique (équilibrée) de l’organisme.
Les hormones et leurs réponses à l’exercice contribuent à une adaptation optimale de l’entraînement :
- Le muscle est la cible des interactions hormonales, d’où l’importance de l’exercice physique. Les hormones sont considérablement impliquées dans les mécanismes de synthèse et de dégradation des protéines qui font partie des adaptations à l’entraînement.
- L’exercice physique facilite la production et la sécrétion de certaines hormones pour le bon fonctionnement du système hormonal et joue donc un rôle important dans tous les processus liés au système endocrinien.
Les hormones telles que l’insuline, les facteurs de croissance similaires à l’insuline (IGF), la testostérone et l’hormone de croissance contribuent au processus d’adaptation des muscles à l’exercice, en favorisant le développement des muscles et des tissus.

L’exercice physique diminue la sécrétion d’hormones de stress et régule la sécrétion de cortisol, ce qui est extrêmement important pour prévenir les maladies liées à l’inflammation.
Au niveau métabolique
Au niveau métabolique, l’exercice réduit les concentrations de triglycérides, de cholestérol et de LDL (mauvais cholestérol), aide à réduire et à maintenir une masse corporelle saine en augmentant l’apport calorique, normalise la tolérance au glucose (sucre) et renforce la fonction de l’insuline ; et augmente la capacité d’utilisation des graisses comme source d’énergie.
Circulation sanguine
L’exercice physique favorise la fonction cardiovasculaire, ce qui se traduit par une amélioration non seulement de l’oxygénation cellulaire musculaire, mais aussi de la vascularisation et des réseaux capillaires.
On observe également une amélioration du retour veineux, un meilleur apport d’oxygène et de nutriments à tous les tissus ainsi qu’une régulation de la pression artérielle au repos.
Au niveau psychologique
Globalement, l’exercice physique favorise les connexions neuronales (augmentation des « hormones du bonheur ») et est à l’origine de la sensation de bien-être pendant et après le sport.
L’exercice stimule la production de différentes substances chimiques dans le cerveau qui sont responsables du bien-être et de l’humeur.
Conseils pour augmenter votre énergie pendant l’exercice
L’exercice physique doit être un moment de déconnexion des responsabilités quotidiennes et un moment de connexion avec soi-même à la recherche d’énergie et de bien-être.
- Consacrez 5 minutes dès le réveil à des étirements dynamiques, à la mobilité pour commencer la journée en régulant votre cortisol, en l’empêchant de monter en flèche et sentir que vous bougez mieux.
- Si vous pouvez vous entraîner le matin, cela vous aidera à affronter le reste de la journée avec plus d’énergie grâce à toutes les actions déclenchantes que nous avons vues.
- Pour optimiser les effets positifs et bénéfiques de l’exercice, essayez de faire de l’exercice en plein air, à la lumière du jour (pour profiter de la vitamine D), et en contact avec la nature.
- Rappelez-vous qu’une bonne séance d’entraînement vous laisse avec un meilleur sentiment de bien-être qu’au début : même si la paresse vous guette, ne vous arrêtez pas et pensez à la récompense que représente la sensation de bien-être que vous éprouvez après l’effort.
- Intégrez également des exercices ou des séances d’effort intense et de petits défis pour rester motivé.e : en plus de votre engagement, vous obtiendrez de meilleurs résultats et vous vous sentirez mieux dans votre peau.
- En plus de l’exercice, une bonne alimentation tout au long de la journée permet d’augmenter les niveaux d’énergie et d’éviter les pics de glucose qui perturbent l’humeur.
Compléments alimentaires apportant une dose supplémentaire d’énergie
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Références
- Chow LS, Gerszten RE, Taylor JM, et al. Exerkines in health, resilience and disease. Nat Rev Endocrinol. 2022 Mar 18
- Gregory Hall G, Travis Tripplet N, Principios del Entrenamiento de la Fuerza y del Acondicionamiento Físico, capítulo 4, Paidotribo, 2018
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