Le « type métabolique », ou le métabolisme propre à chaque personne, est un concept qui lie l’alimentation à la manière dont chaque organisme utilise ces nutriments.
Ainsi, un type de régime peut être très bénéfique pour quelqu’un, alors qu’il sera totalement opposé pour une autre personne. Parmi les causes possibles, on trouve la diversité génétique observée dans la société.
Sommaire
Qu’est-ce que le Métabolisme ?
On peut le décrire comme le processus par lequel notre organisme obtient l’énergie et les nutriments à partir des aliments que nous consommons.
Il s’agit d’une infinité de réactions chimiques qui ont lieu dans notre corps et qui nous permettent de rester en vie et en fonctionnement…

Dans ce sens, on entend parler de personnes avec un métabolisme lent et un métabolisme rapide. Dans le premier cas, le processus décrit plus haut est plus lent, et c’est l’inverse dans le second.
Pour ces raisons, les différents nutriments, les habitudes alimentaires ou la manière de se supplémenter auront des « impacts » différents selon les personnes
Quels facteurs influencent le Métabolisme ?
- Âge : plus il est avancé, plus le métabolisme sera lent…
- Composition corporelle : plus le pourcentage de masse grasse est élevé, plus le métabolisme est lent…
- Sexe : les hommes ont tendance à avoir un métabolisme plus rapide que les femmes, en raison des hormones…
- Facteurs hormonaux : hypo/hyperthyroïdie…
- Régime : certains macronutriments, comme la protéine, augmentent le métabolisme…
- Environnement : un climat plus froid induit des métabolismes plus rapides, pour maintenir la température corporelle…

Certaines personnes oxydent très rapidement les glucides (les brûlent), tandis que d’autres le font beaucoup plus lentement. Chez d’autres, leur système nerveux sympathique est plus ou moins réactif que le système parasympathique…
Marqueurs qui distinguent le type de Métabolisme
Selon certaines recherches, on s’accorde à dire que pour différencier chaque type de métabolisme, on peut le déterminer selon l’efficacité. Que signifie efficacité dans ce contexte ? L’efficacité sera le ratio d’énergie développée par rapport à la quantité d’énergie obtenue.
Ainsi, on trouve :
- Métabolisme efficace : quelqu’un avec un métabolisme efficace pourra obtenir une grande quantité d’énergie par unité d’énergie ingérée.
- Métabolisme inefficace : quelqu’un avec un métabolisme inefficace aura besoin de beaucoup plus d’énergie ingérée pour développer ou être capable d’égaler la personne avec un meilleur métabolisme.

Somatotype : caractéristiques de l’Ectomorphe, Mésomorphe et Endomorphe
- D’un autre point de vue, une personne avec un métabolisme efficace a une capacité à économiser ou stocker les calories ingérées. Et à l’inverse, la personne est plus encline à « gaspiller » ces calories.
- On parle dans le premier cas de personnes avec des phénotypes économes, et pour le second, le terme est phénotypes dépensiers.
Métabolisme efficace
Parmi les caractéristiques observées chez les détenteurs de ce type de métabolisme, on distingue :
Haute sensibilité à l’insuline
L’insuline est l’hormone que le corps utilise pour stocker les calories.
Cela a du sens pour un métabolisme efficace, car il répondra très positivement à la sécrétion d’insuline, due à l’élévation de la glycémie en réponse à la consommation de glucides.

Système nerveux sympathique (SNS)
Le SNS est directement lié à la libération de certaines hormones : catécholamines (adrénaline et noradrénaline), et glucocorticoïdes (cortisol). Ces substances nous activent pour rester alertes et répondre en situations de stress.
Les niveaux de catécholamines et de cortisol évoluent de concert, c’est-à-dire qu’un sujet qui sécrète beaucoup de catécholamines le fera aussi en quantité de cortisol.
Moins de masse musculaire
Normalement, par disposition génétique, on a un certain niveau de masse musculaire. Ce fait conditionne le métabolisme à dépenser pas mal de calories.
Fibres lentes
Une personne qui possède une plus grande quantité de ce type de fibres musculaires aura une économie métabolique.
Les fibres rapides consomment beaucoup d’énergie pour leur activation, bien que cela dépende aussi des caractéristiques de la personne et de son activité.

Les deux dernières caractéristiques sont associées à des physiques plus adaptés à certaines activités
Tendance à prendre du poids
Ce point se passe d’explications
Quelqu’un avec un métabolisme efficace aura tendance à un métabolisme plus lent et sera plus enclin à stocker plus de calories plutôt qu’à les brûler.
Courbe de réponse à l’hypoglycémie
Ce type de courbe est lié à la réponse de l’organisme à la consommation de glucides et à la variation de la glycémie.
Il existe 2 types extrêmes de réponse pour cette courbe :
- Réponse hypoglycémique
- Réponse plate
Si on donne à quelqu’un du premier type une quantité considérable de glucides (100 g de glucose), la courbe montera jusqu’à la stratosphère, puis descendra à des niveaux inférieurs à la base (avant de manger). Cela indique une extrême sensibilité à l’insuline et une production élevée de celle-ci.

Cette réponse se produit chez les personnes avec un pourcentage de masse grasse très bas
Accumulation de graisse dans les tissus sous-cutanés
La zone adipeuse est juste sous la peau et correspond à la graisse que l’on peut « pincer ». La graisse viscérale est déposée sous les organes, dans la zone abdominale, et fait que le ventre pousse vers l’extérieur.

Il existe deux principaux « réservoirs » pour la graisse : le tissu adipeux et la zone viscérale.
Rythme cardiaque bas au repos
Une personne avec un métabolisme efficace a tendance à avoir un pouls bas au repos, signe d’économie d’énergie.
Problèmes liés au surpoids
Ces personnes souffriront inévitablement de plus de troubles que quelqu’un avec un profil plus mince. Parmi ces symptômes, on peut observer : problèmes d’hypertension, cardiovasculaires, taux élevé de triglycérides, …

Cependant, cela n’est pas exclusif aux personnes obèses. Il peut y avoir des cas de personnes minces souffrant de ces pathologies.
Niveau énergétique bas avec oscillations
Parce qu’un métabolisme efficace tend à un SNS peu actif, cela entraîne des niveaux ou un état énergétique plus bas. Les oscillations sont dues aux variations de la glycémie.
Réponse positive à la réduction des glucides dans le régime
En raison de la nature très sensible à l’insuline et aux glucides, les personnes avec ce profil répondent nettement mieux aux régimes où les niveaux de glucose sont stables.

Les fruits et légumes à faible index glycémique devraient être la base des glucides dans le régime de ces personnes, en incorporant amidons et farines seulement en cas de grande dépense.
Métabolisme inefficace
Les caractéristiques de ce type de métabolisme incluent :
Résistance à l’insuline
Elle correspond à une moins bonne réponse à l’insuline après la consommation de glucides dans les métabolismes moins efficaces. Ainsi, quelqu’un avec ce type peut consommer beaucoup d’aliments sucrés et avoir des niveaux d’énergie normaux pendant des heures.
Sa courbe de réponse sera donc plate. Lorsqu’il adopte une habitude sportive, ce paramètre s’améliore, devenant plus « sensible »
Grande activité du système nerveux sympathique
On observe une grande activité du SNS, accentuant celle des hormones impliquées.
Plus grande masse musculaire
Parfois, les personnes avec ce métabolisme ont naturellement un niveau plus élevé de musculature, même en gagnant plus sans grandes variations de graisse.

Dominance des fibres rapides
Caractéristique de ce type de métabolisme : des personnes plus fortes, plus explosives ou rapides, mais avec une moindre efficacité énergétique.
Grand niveau énergétique
Naturellement, ce comportement est visible grâce à l’activité du SNS.
Facilité à perdre et gagner de la graisse
Cela peut sembler paradoxal, mais c’est logique, car ils sont moins sensibles à l’insuline. En cas de forte résistance, l’organisme tend à « se débarrasser » de l’excès de calories pour éviter le stockage de graisse.
Un organisme avec ces caractéristiques peut devenir « maigre » plus facilement.
Cependant, à un certain point, la résistance à l’insuline, si elle est élevée (par manque d’activité et prise de poids), empêche le stockage des nutriments dans le muscle, qui iront dans les cellules graisseuses.
Dans ce sens, le cerveau atteint un état où il « a faim », même après avoir mangé. Cela conduit à une prise de poids sévère. Ce groupe, en l’absence d’activité, peut prendre beaucoup de graisse, mais ensuite, en appliquant la même règle, la perdra facilement.

Accumulation de graisse dans les tissus viscéraux
Cela est dû à l’augmentation de l’activité du SNS, en particulier du cortisol. La sécrétion élevée de cette hormone provoque une accumulation dans ces zones. Le point positif est que ce type de graisse est « facilement » éliminé par déficit calorique.
Le pire : son accumulation conduit directement au foie, avec les conséquences qui en découlent.
Meilleure réponse aux glucides
Ils répondent même bien aux régimes pauvres en ce macronutriment, mais risquent des niveaux d’énergie plus bas. En réalité, nous avons tous certaines caractéristiques de chaque groupe, certains penchent plus d’un côté.

À quel groupe appartiens-tu ?
Avec ces infos, tu peux t’analyser et t’identifier.

Quand tu prends un petit-déjeuner riche en glucides, te sens-tu très énergique au début, mais après 30 minutes, ressens-tu une faiblesse voire de la somnolence ? Tu pourrais appartenir au premier groupe. Si tu te sens bien pendant les 3 heures suivantes, tu es du groupe moins efficace.
Quel serait le régime idéal ?
Il ne devrait pas y avoir de grandes variations. Les athlètes ont besoin d’environ 1,8-2,2 g de protéines par poids maigre, et parfois un peu plus, ce qui peut représenter jusqu’à 40 % des calories totales. Le reste des ajustements se base sur les glucides et les graisses.
- Si tu es dans le groupe moins efficace, tu toléreras mieux les glucides, tu ne brûleras pas correctement les graisses, et le régime à ajuster serait environ 40 % protéines, 40-45 % glucides et 15-20 % graisses.
- Si tu es dans l’autre groupe, c’est l’inverse. Tu tolères mieux les régimes plus riches en graisses et modérés en glucides. Les pourcentages seraient 40 % P, 20-30 % glucides et 30-40 % graisses.

Une des raisons pour lesquelles on peut voir des joueurs professionnels de football américain ou de basket sans suivre un plan diététique strict, grâce à leur grande dépense en compétition. Mais dès qu’ils arrêtent…
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