Analyse des Protéines : Fondamental pour mesurer la Fiabilité et la Qualité

Analyse des Protéines : Fondamental pour mesurer la Fiabilité et la Qualité

L’analyse des protéines est essentielle pour déterminer la qualité du produit et sa bonne réalisation et interprétation sont cruciales pour détecter les fraudes

Chez HSN, on mise sur la qualité et la transparence

C’est pourquoi, en plus de proposer sur notre site les analyses détaillées de nos protéines, on vous présente cet article où on explique les méthodes d’analyse utilisées, ainsi que d’autres techniques employées dans ce domaine.

Importance de la Protéine en Poudre

À ce stade, il est presque inutile de rappeler l’importance des protéines dans l’alimentation. Il est de plus en plus clair qu’assurer un bon apport en protéines dans le régime est crucial pour la santé.

Dans le milieu sportif, les protéines jouent un rôle très important dans les adaptations musculaires à l’exercice

Importancia de la Proteína en Polvo

Idéalement, les protéines doivent provenir des aliments

Mais il est indéniable que la protéine en poudre est un produit de très haute qualité nutritionnelle et facilite la consommation de ce nutriment en cas de manque d’appétit ou de difficulté à mâcher (par exemple chez les personnes âgées), ou simplement pour la facilité de transport et de préparation du produit.

Le problème survient quand certaines entreprises de compléments ne jouent pas franc jeu et essaient de vendre du vent

Importance de l’Analyse des Protéines

L’essor des ventes de compléments protéinés a marqué un tournant dans ce marché.

La compétitivité entre fabricants fait que les offres sont de plus en plus nombreuses et les prix tirés au maximum

Il n’est pas étonnant que les cas de fraude aient laissé des traces dans le secteur, faisant que souvent les honnêtes payent pour les malhonnêtes. C’est pourquoi il est désormais obligatoire d’afficher une information claire, basée sur des tests en laboratoire et détaillant la méthodologie utilisée.

L’« adulteration économique » se définit comme la substitution frauduleuse d’un composant authentique ou naturellement présent dans un aliment par un composant non authentique moins cher, dans le seul but de gagner plus d’argent

Pourquoi réaliser des Analyses de Protéines ?

  • Établir la valeur marchande des produits protéiques.
  • Évaluer la qualité des ingrédients à base de protéines.
  • Notifier la conformité des ingrédients tant pour le consommateur que pour le vendeur, ainsi que pour les aspects réglementaires.
  • Déterminer l’authenticité des aliments et ingrédients protéiques.
  • Analyser la teneur nutritionnelle des aliments pour l’étiquetage.

Laboratorio externo

Stratégies pour détecter les fraudes alimentaires

Il existe deux approches principales pour identifier d’éventuelles fraudes dans l’industrie alimentaire1 :

Analyse des substances adultérantes

Ici, un résultat positif serait l’absence d’un matériau spécifique. Le problème est qu’il faut connaître ces substances à l’avance.

Autrement dit, si on adultère avec un composant pour lequel l’analyse n’est pas prévue, cela passera inaperçu

Analyse de la pureté de l’ingrédient

Cette stratégie est efficace quand l’adultérant est ajouté en quantités suffisamment élevées pour détecter une perte de pureté du matériau original.

Sachant que, normalement, l’objectif est de réduire les coûts de fabrication, on ajoutera des matières indésirables en proportions importantes. Cette stratégie est souvent la plus adaptée

Principes de l’Analyse des Protéines

Bien qu’il existe de nombreuses techniques pour analyser la teneur en protéines des produits alimentaires, cet article se concentre sur les analyses les plus fréquentes dans le contexte des compléments sportifs.

Informations sur la protéine sur l’étiquette

On trouve généralement 3 types d’informations concernant les protéines sur l’étiquette d’un produit ou complément :

  1. Source ou sources des protéines : indiquées dans la liste des ingrédients.
  2. Quantité de protéines : indiquée dans le tableau nutritionnel.
  3. Profil en acides aminés de la protéine : aminogramme.

Objectif des analyses

L’objectif des analyses en laboratoire est donc de déterminer la quantité de protéines et d’acides aminés d’une source alimentaire donnée.


Détermination de la teneur totale en protéines

Pour cela, les méthodes les plus courantes reposent sur la détermination de la teneur totale en azote et l’extrapolation de cette donnée à la quantité totale de protéines, via l’utilisation de facteurs de conversion spécifiques.

Autrement dit, ce sont des méthodes indirectes

Cette stratégie se base sur le principe que les protéines sont les seuls nutriments à apporter de l’azote dans l’alimentation. Le problème est qu’on sait aujourd’hui que certains composés non protéiques apportent aussi de l’azote.

Ces composés peuvent gonfler les résultats, menant à une surestimation de la teneur en protéines

« Amino Spiking »

C’est la principale raison pour laquelle ces méthodes de détection de l’azote total ne sont pas fiables pour détecter les fraudes. Une fraude courante est l’« amino spiking », qui passe inaperçue avec ces techniques.

En résumé, l’amino spiking consiste à ajouter un ou plusieurs acides aminés bon marché (les acides aminés contiennent de l’azote) à une base protéique de faible pureté.

Quand on mesure l’azote total, le résultat est la somme de l’azote des protéines et de celui des acides aminés, ce qui donne une fausse impression d’une teneur protéique élevée

Méthodes de détection de l’azote total

Kjeldahl

Elle repose sur 4 étapes où l’échantillon est digéré pour que l’azote qu’il contient (provenant de sources protéiques et non protéiques) puisse être mesuré.

Cet azote est transformé en ammoniac, isolé par distillation. Ensuite, la teneur totale en azote est déterminée de manière indirecte via une série de réactions chimiques.

Sa principale faiblesse est la non différenciation entre azote protéique et non protéique.

Pour pallier ce problème, un processus préalable de précipitation des protéines permet de les isoler et de déterminer uniquement l’azote protéique.

Cette variante du Kjeldahl est connue sous le nom de “true protein”

Dumas ou méthode de combustion

Elle repose sur la formation de substances gazeuses suite à la combustion de l’échantillon, produisant notamment NOx et N2. Après réduction des NOx en N2, on détermine le N2 total.

Aujourd’hui, des analyseurs d’azote simplifient, réduisent les coûts et sont plus sûrs et rapides que les méthodes traditionnelles basées sur Kjeldahl.

Le problème est similaire à celui du Kjeldahl : pas de différenciation entre azote protéique et non protéique, donc sensible aux adulterations

Facteurs de conversion

Comme dit plus haut, la détermination de l’azote est une étape préalable pour établir la teneur en protéines.

Traditionnellement, on utilise le facteur 6,25 pour calculer la quantité de protéines à partir de l’azote.

Cela repose sur l’hypothèse que le contenu en azote des protéines est de 16 %

Mais en réalité, le contenu en azote varie selon le type de protéine, car la composition en acides aminés diffère.

Tabla de factores de conversion de proteínas

Malgré leurs limites, les facteurs les plus utilisés sont ceux proposés par Jones en 19312

Comme tu peux t’en douter, les méthodes sont assez différentes. D’un côté, la mesure de la protéine totale est indirecte : on détermine la teneur en azote et on applique un facteur de conversion selon la matrice alimentaire : 6,38 pour les protéines laitières, 6,25 pour les protéines végétales et autres sources, et 5,5 pour les fractions de collagène.

C’est pour ça que tu peux voir que selon que la protéine est d’origine laitière, végétale ou carnée, la variation par rapport au résultat est ajustée au facteur le plus correct pour la source, car cela dépend du facteur appliqué.

Limitations

Malgré leur large usage, on a observé que selon l’étude et la méthodologie, des variations importantes peuvent apparaître, même pour le même type de protéine.

Une autre grande limite est l’usage du facteur 6,25 quand le facteur spécifique d’une source protéique n’est pas connu, ce qui peut entraîner des surestimations ou sous-estimations de la teneur en protéines.

Cependant, faute d’autres méthodes validées, et sachant que même la FAO considère ces facteurs comme valides, et que le débat sur leur précision dépasse le cadre de cet article, on les acceptera comme références

L’importance de l’aminogramme

Vu que les méthodes d’analyse de l’azote total sont assez sensibles aux manipulations, on a besoin de stratégies plus précises pour dénoncer d’éventuelles fraudes.

Qu’est-ce que l’aminogramme d’une protéine ?

L’aminogramme est simplement la décomposition et la quantification des acides aminés qui composent une protéine.

Sa détermination permet deux types d’analyses de la protéine :

  1. Qualitative : grâce à la différenciation de chaque acide aminé.
  2. Quantitative : en additionnant les quantités de chaque acide aminé, on obtient la quantité totale de protéine.
Pour interpréter rigoureusement l’analyse d’un aminogramme, il faut connaître au préalable le profil en acides aminés de la protéine ou de l’échantillon, afin de comparer la valeur obtenue avec celle théoriquement attendue

Exemple d’aminogramme

Un exemple simple : pour une protéine de lactosérum et l’acide aminé glycine

D’après la littérature et des analyses en laboratoire, on sait que pour 100 g de produit, l’isolat de protéine de lactosérum contient entre 1,6 et 1,8 grammes de glycine.

Si on analyse l’aminogramme et qu’on voit que pour 100 g de produit, la teneur en glycine dépasse cette fourchette, on saura que cette protéine a été adultérée par ajout de cet acide aminé ou par mélange avec une autre protéine moins chère.

Si on avait seulement analysé l’azote total via les méthodes Dumas ou Kjeldahl, cette altération aurait été quasiment indétectable

Comment analyser l’aminogramme d’une protéine ?

Sans aucun doute, l’une des techniques les plus adaptées est la HPLC (chromatographie liquide à haute performance).

Avec la HPLC, on obtient un graphique ressemblant à celui-ci :

Gráfica HPLC

Avant l’analyse, l’échantillon est traité pour permettre la détection individuelle de chaque acide aminé

Le principe de la technique, très basiquement, est que chaque acide aminé a des propriétés physico-chimiques différentes, et en variant les conditions d’analyse, on permet la détection séquentielle de ces acides aminés.

Chaque pic correspond à un acide aminé, et la surface sous la courbe de chaque pic permet de déterminer la concentration de cet acide aminé

Interprétation des analyses sur HSNstore.com

Si tu as visité notre site pour acheter certains de nos produits, tu as sûrement vu ce bouton :

Análisis de Proteínas Web HSN

Laboratoire externe

La raison est que nous avons envoyé des échantillons de beaucoup de nos produits pour analyse et on veut partager les résultats avec vous. Le but est clair : montrer qu’il n’y a ni trucage ni arnaque, car comme vous le savez, la transparence est une de nos valeurs clés.

Accréditation ENAC

Ces analyses n’ont pas été faites par nous, mais par un laboratoire indépendant, qui possède l’accréditation de la ENAC (Entidad Nacional de Acreditación). D’ailleurs, son sceau figure sur les documents d’analyse.

ENAC

Textuellement, l’ENAC définit l’accréditation comme : « l’outil établi à l’échelle internationale pour générer la confiance sur la bonne exécution d’un type d’activités appelées Activités d’Évaluation de la Conformité incluant essais, calibrage, inspection, certification ou vérification entre autres ».

En résumé, c’est une façon de garantir que l’entité accréditée respecte une série d’exigences, souvent dictées par des normes internationales comme les normes ISO, UNE ou EN. Autrement dit, elle doit respecter des standards de qualité acceptés mondialement

Exemple d’Analyse de Protéines HSN : 100% Whey Protein Isolate

Voyons quelles infos nous apportent les analyses sur la page de HSNstore.com. Prenons comme exemple l’analyse de l’isolat de protéine de lactosérum.

Teneur en protéines

D’abord, regardons la teneur totale en protéines selon les analyses.

Análisis de Proteína de Suero HSN

En haut, on trouve la description ou référence du produit (en bleu) et son lot correspondant (en vert).

Méthode utilisée

Concernant la méthodologie, on voit que la méthode Dumas expliquée plus haut a été utilisée (en jaune). Elle sert à déterminer la teneur totale en azote, puis à la multiplier par les facteurs 6,25 ou 6,38 pour obtenir la teneur en protéines.

Matière sèche

Enfin, en rouge, on voit la teneur en protéines en matière sèche après multiplication par 6,38.

Comme vu plus haut, c’est le facteur de conversion utilisé pour les protéines d’origine laitière

Incertitude

Selon cette analyse, la teneur en protéines est de 90,22 %, mais il faut garder en tête que c’est une moyenne. Elle peut donc varier un peu.

Cette variation est ce qu’on appelle incertitude

Ici, l’incertitude est de ±3,791 ; cela signifie que les résultats peuvent varier entre 86,43 % et 94,01 %

Comparaison avec le tableau nutritionnel

On remarque que ces données correspondent parfaitement à la quantité de protéines indiquée sur notre étiquette : 93 g pour 100 g de produit, soit 93 %.

Tabla Nutricional

Et l’aminogramme ?

Mais si tu as bien compris l’article, tu te dis peut-être que la méthode Dumas ne sert pas à démasquer les fraudes. Et que ce 93 % peut résulter de n’importe quelle forme d’adultération.

Pas de panique, on te présente aussi le profil en acides aminés de cette protéine :

Tabla Aminograma

Encore une fois, en haut, on trouve la référence et le lot du produit, en bleu et vert respectivement.

Analyse HPLC

En se concentrant sur l’analyse, la méthodologie utilisée est la norme internationale ISO 13903:2005, autrement dit la HPLC.

Comme vu, cette technique permet d’identifier facilement les fraudes.

Le premier test pour vérifier que la teneur en protéines donnée précédemment est réelle, c’est que la somme de tous les acides aminés donne un résultat proche des grammes de protéines pour 100 g de produit obtenus par la méthode Dumas

En additionnant toutes les moyennes (avec incertitude), on obtient 94,99 grammes d’acides aminés pour 100 g de produit.

Donc, le premier test est concluant et correspond aux valeurs indiquées plus haut

Le deuxième test est de voir si ces valeurs d’acides aminés sont similaires à d’autres obtenues pour la même protéine, c’est-à-dire la protéine de lactosérum

Un exemple d’aminogramme trouvé dans une référence bibliographique3 est celui-ci :

Aminograma comparativo

En tenant compte des marges d’erreur et des variations possibles entre laboratoires, on voit que les résultats sont généralement très proches.

Ainsi, on peut affirmer que notre échantillon n’a été adultéré d’aucune manière

Comparer aminogramme et étiquette

La dernière étape est de comparer l’aminogramme du laboratoire externe avec celui que nous déclarons sur notre étiquette

On peut voir que les résultats sont pratiquement identiques pour tous les acides aminés

Évidemment, il y a de petites variations, car les procédures d’analyse de nos fournisseurs et du laboratoire externe peuvent différer un peu, et l’étiquette reflète les valeurs typiques du produit.

Autrement dit, les valeurs typiques peuvent être légèrement différentes des valeurs de chaque lot

Conclusions

Il existe beaucoup d’autres techniques d’analyse, chacune avec ses forces et faiblesses. Ici, on a choisi de montrer celles qui sont les plus fréquentes. Chez HSNstore.com, on a un engagement envers tous nos clients et on travaille pour offrir la meilleure qualité et transparence sur nos produits.

J’espère que cet article vous aidera à interpréter les analyses publiées sur notre site et surtout à choisir un bon complément protéiné

Sources bibliographiques

  1. Moore JC, DeVries JW, Lipp M, Griffiths JC, Abernethy DR. Total protein methods and their potential utility to reduce the risk of food protein adulteration. Compr Rev Food Sci Food Saf. 2010;9(4):330-357. doi:10.1111/j.1541-4337.2010.00114.x
  2. Mariotti F, Tomé D, Mirand PP. Converting nitrogen into protein – Beyond 6.25 and Jones’ factors. Crit Rev Food Sci Nutr. 2008;48(2):177-184. doi:10.1080/10408390701279749
  3. Sinha R, Radha C, Prakash J, Kaul P. Whey protein hydrolysate: Functional properties, nutritional quality and utilization in beverage formulation. Food Chem. 2007;101(4):1484- 1491. doi:10.1016/j.foodchem.2006.04.021
  4. https://www.enac.es/

Articles liés

Content Protection by DMCA.com
Au sujet Carlos Sánchez
Carlos Sánchez
Voici notre auteur, Carlos Sánchez, diplômé en Nutrition Humaine et Diététique. Toutes ses interventions sont étayées par la science.
Voir Aussi
Apps Real Food
Apps pour scanner les aliments et savoir quand c’est sain

L’appli Yuka est un outil qui, bien utilisé, peut nous aider à identifier précisément certains …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Exonération de responsabilité
Ce blog n'est pas destiné à donner des conseils, des traitements ou des diagnostics médicaux. Veuillez consulter votre médecin et/ou votre professionnel de la santé pour toute question relative à votre santé. Les articles de ce blog sont uniquement à titre d'information et ne sont pas destinés à remplacer un diagnostic ou un traitement médical. Tous les articles de ce blog sont les opinions de leurs auteurs, et HSN ne conditionne pas le sujet sur lequel ils écrivent, leur contenu et/ou les déclarations faites.
N.º d'enregistrement sanitaire: 26.11001/GR
N.º d'enregistrement sanitaire: 40.048706/GR
N.º d'enregistrement sanitaire: 26.017818/O