Alimentation pour sports d’endurance : tout ce qu’il faut savoir !

Alimentation pour sports d’endurance : tout ce qu’il faut savoir !

L’alimentation pour les sports d’endurance est l’un des piliers essentiels que tout sportif devrait connaître.

Les sports d’endurance sont en plein essor et de plus en plus de coureurs amateurs et sportifs se lancent dans des épreuves de demi-fond, longue et ultra-distance.

Qu’ils aient une préparation longue en amont ou, au contraire, manquent d’expérience, ce qui est clair, c’est qu’en plus de la nécessité d’un plan d’entraînement individualisé pour atteindre les objectifs fixés, la nécessité d’un plan de nutrition et de supplémentation devient aussi indispensable pour réussir ces objectifs.

Facteurs déterminants pour la performance

La nutrition et le repos, jouent avec le plan d’entraînement, un rôle fondamental dans l’amélioration de la performance, l’assimilation des charges, des volumes d’entraînement et la récupération.

Bien que beaucoup de sportifs d’endurance négligent ces aspects au profit de cumuler de gros volumes de kilomètres.

Ce qui est clair, c’est que lorsque l’on soumet le corps à de fortes doses de stress mécanique, psychologique, des charges d’entraînement exigeantes… celui-ci, comme un moteur de voiture, s’use, s’oxyde.

D’autre part, le sport d’endurance est en soi oxydatif, et donc, nécessite des mécanismes de récupération.

Ainsi, il est nécessaire que, pour son bon fonctionnement et une performance optimale, le sportif comprenne qu’à mesure que les intensités et volumes d’entraînement augmentent, pour que les adaptations nécessaires se produisent,

« La combinaison repos + nutrition + supplémentation (dans chaque cas individuel) devienne son principal allié. »

C’est pourquoi, dans les prochains articles, nous nous concentrerons spécifiquement sur comment doit être la Nutrition / Supplémentation dans les courses d’endurance :

  • Demi-fond et marathon,
  • Half et Ironman,
  • Courses d’ultra-distance.
Car même si cela peut sembler évident, chacune doit répondre à des caractéristiques spécifiques selon la compétition en particulier, en plus de certains facteurs communs à prendre en compte.

Importance de l’Alimentation

L’alimentation devient l’un des piliers autour desquels devrait tourner le processus d’entraînement dans les sports d’endurance.

Non seulement pour optimiser la performance et la récupération, mais aussi pour garantir un bon état de santé et de bien-être.

Alimentation pour sportifs

Dans cet article, nous aborderons les grandes lignes des épreuves et/ou entraînements dont la durée dépasse 60 minutes.

Systèmes de Production d’Énergie

Quand on parle de nutrition et de périodisation de la nutrition dans les sports d’endurance, la première chose à prendre en compte est les voies ou systèmes énergétiques / métaboliques principaux dans chaque sport spécifique.

Les différents systèmes énergétiques (anaérobie alactique, anaérobie lactique et aérobie) ne fonctionnent pas de manière indépendante, c’est-à-dire que chacun agit et contribue aux besoins énergétiques totaux de l’organisme.

Il sera donc nécessaire de déterminer l’intensité de l’exercice et la durée afin de savoir quel substrat énergétique ou voie métabolique est prédominant et à partir de là planifier l’apport et la nutrition.

Coureurs

Ce qu’il faut savoir dans chaque cas, c’est lequel est prédominant et quelle est la dynamique de chaque type de substrat dans chaque type d’exercice ou activité.

Comme en plus, la périodisation de la nutrition et de la supplémentation tout au long de la saison (en fonction des cycles d’entraînement, des intensités et volumes et de ce que l’on veut travailler et renforcer dans chacun d’eux).

Si tu veux approfondir les Systèmes Énergétiques, clique sur ce lien.

État du Sportif

Mais aussi, en plus de l’intensité et de la durée, la forme physique et l’état nutritionnel de l’individu sont des facteurs déterminants.

Bien que l’on sache qu’à intensité modérée la voie métabolique prédominante est aérobie (oxydation des graisses), caractéristique des exercices de longue durée où il faut maintenir une intensité donnée, cela n’implique pas que les substrats de glycogène ne participent pas, car ils le font mais en moindre proportion.

Objectif de l’athlète

L’objectif des sportifs d’endurance sera donc de travailler le corps pour qu’il soit très efficace énergétiquement en ayant une plus grande dépendance aux graisses.

Sans oublier que les glucides joueront aussi un rôle important à mesure que la durée et l’intensité de l’entraînement / épreuve augmentent.

Comment fonctionnent les glucides pendant l’exercice ?

Le glycogène musculaire (à partir des glucides) est la source principale d’énergie dans les phases initiales de l’exercice, c’est-à-dire :

Au début (premiers 10-20 minutes) de l’activité, il y a un pic ou une augmentation du taux d’utilisation des glucides.

Quand le glycogène musculaire s’épuise-t-il ?

Comme nous l’avons dit précédemment, cela dépendra de :

  • Du point de départ et de l’état nutritionnel de l’individu ;
  • De l’intensité de l’effort.

La déplétion se produit lorsque l’organisme requiert la voie glycolytique comme voie métabolique principale lors d’efforts prolongés et intenses (environ 85 % VO2 max).

D’où la nécessité de supplémentation pendant les entraînements / épreuves de plus de 60 minutes à des intensités modérées-élevées à élevées.

Marathon

Coureur de marathon.

Que se passe-t-il lors d’activités intenses et longues ?

Lors d’activités qui durent jusqu’à 2-3 heures en essayant de maintenir une intensité exigeante, l’énergie provient de la glycolyse aérobie, avec les acides gras, jusqu’au point où les réserves de glycogène musculaire s’épuisent.

Le glucose sanguin devient un substrat principal dans ces conditions du métabolisme des glucides.

C’est la raison principale pour laquelle les stratégies nutritionnelles et leur planification doivent être intégrées pour éviter aussi les états d’hypoglycémie et de fatigue.

Faut-il faire attention à l’IG ?

L’indice glycémique des glucides devient aussi une donnée importante lors de la conception des différentes stratégies nutritionnelles (avant, pendant et après les entraînements / épreuves).

Il est recommandé :

  • Indice glycémique bas pour les prises avant l’entraînement / épreuve.
  • Indice glycémique élevé pendant, pour la rapidité de disponibilité et d’absorption.
La disponibilité des glucides déterminera aussi leur utilisation pour l’apport énergétique.

Exercice intense

Une réponse neurohormonale est déclenchée : libération d’adrénaline, noradrénaline et glucagon, et baisse de l’insuline. Le substrat énergétique principal est le glycogène musculaire dans les premières minutes.

Au fil du temps, le glucose sanguin augmente sa contribution à l’apport énergétique, allant jusqu’à fournir un 30 % des besoins énergétiques.

Exercice d’intensité modérée et longue durée

À intensité plus faible (prédominance des fibres lentes de type I), le substrat énergétique principal est la graisse.

Les glucides utilisés comme voie métabolique : proviendront du glycogène stocké et du circulant.

Comment fonctionnent les graisses pendant l’exercice ?

L’oxydation des acides gras dépend de :

  • Disponibilité des AG libres, qui est elle-même déterminée par la mobilisation de ces AG libres ; et
  • La capacité de l’organisme à oxyder ces acides gras.

D’où l’importance de travailler cette efficacité énergétique et d’apprendre aux sportifs d’endurance à ce que leur corps devienne moins dépendant des glucides.

La graisse fournit entre 30 % et 80 % de l’énergie pour l’activité physique, en fonction de l’état et de la condition physique de l’individu / sportif.

Graisses

Saumon : source importante de graisse et oméga-3. Découvre les bienfaits de ces acides gras essentiels ici.

Prédominance du substrat énergétique selon l’intensité de l’exercice

À faible intensité

Le flux sanguin dans le tissu adipeux augmente, favorisant la mobilisation de ces acides gras pour qu’ils puissent être utilisés comme substrat énergétique.

L’activation sympathique ainsi que la diminution des niveaux d’insuline favorisent cette mobilisation des acides gras depuis le tissu adipeux.

À intensité faible à modérée

Les glucides comme les triglycérides fournissent de l’énergie presque à parts égales, l’utilisation des acides gras augmentant à mesure que la durée de l’activité augmente, tandis que les réserves de glycogène se vident.

L’entraînement favorisera l’utilisation des graisses comme substrat énergétique principal et une « économie » (efficacité) dans l’utilisation des glucides.

Afin que, à une même intensité relative, le corps apprenne à obtenir le plus d’énergie possible des graisses, et moins des glucides.

C’est une des raisons qui justifient, chez les sportifs entraînés, les entraînements à jeun à certains moments de la saison, lire la suite...

Quel est le substrat énergétique principal au marathon ?

Comme nous l’avons vu, l’intensité de l’exercice et la durée seront les facteurs déterminants pour définir la prédominance d’un type de substrat énergétique.

Sachant qu’un marathon pour un sportif amateur représente un effort durant 2 h 30 – 4 h, on comprend que l’intensité de l’exercice est modérée et proche du premier seuil ventilatoire, le substrat principal sera les graisses.

Coureuse

Mais comme nous l’avons vu, à mesure que la durée augmente, les réserves de glycogène se vident aussi, ce sont elles qui devront être reconstituées de manière intermittente.

Adaptation à l’entraînement

Mais il faut garder à l’esprit que, chez les individus / sportifs entraînés, l’objectif est de chercher une adaptation du corps à une plus grande utilisation des acides gras, plus économique et économe en glucides (qui, on le sait, s’épuisent plus vite).

Quels autres facteurs influencent la pratique de l’exercice ?

Il est logique de penser que cela dépendra de l’état nutritionnel de l’individu avant l’exercice.

Les concentrations de chaque substrat détermineront l’utilisation de l’un ou l’autre pendant l’activité (d’où l’importance de la périodisation de la nutrition et de la supplémentation pendant la saison et avant les compétitions).

Les facteurs et la température ambiants influenceront aussi directement la planification de la stratégie de nutrition / hydratation en course.

Dans les prochains articles, nous nous concentrerons sur les recommandations nutritionnelles / supplémentation pour chaque type d’épreuve de manière spécifique.

Sources bibliographiques

  1. Cardona C, Cejuela A, Esteve J. Manuel pour les sports d’endurance. All in Your Mind Training System. (2019).
  2. Jeukendrup A, Gleeson M. Nutrition sportive. Éditions Tutor (2019).
  3. López Chicharro J, Fernández Vaquero A. Bioénergétique des cellules musculaires. Ed. Exercise Physiology and Training. (2017).

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Au sujet Isabel del Barrio
Isabel del Barrio
Isabel del Barrio est passionnée du sport. Elle en a fait la démonstration dès son plus jeune âge et, aujourd'hui encore, elle partage son amour et ses connaissances.
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