Changer d’habitudes est un défi qui rencontre souvent de la résistance. Que nous cherchions à adopter de nouvelles habitudes ou à éliminer celles qui ne nous favorisent pas, l’un des plus grands obstacles auxquels nous faisons face est la procrastination.
- Cette habitude de remettre à plus tard ce que nous savons bénéfique au profit d’activités plus faciles ou plus plaisantes est quelque chose que nous expérimentons tous à un moment donné.
Après avoir lu cet article, tu comprendras parfaitement ce qu’est la procrastination, pourquoi elle survient et comment nous pouvons la minimiser.
Sommaire
Conseils et astuces pour ne pas tomber dans la procrastination dans le sport
- Choisis bien tes « facilitateurs » : Anticipe en préparant tout ce dont tu as besoin pour ton entraînement, comme laisser tes vêtements de sport prêts, ce qui facilitera l’atteinte de tes objectifs.
- Concentre-toi sur l’objectif et imagine le plaisir futur : Visualise le bien-être que tu ressentiras après avoir réalisé l’activité que tu évites, comme le soulagement après un entraînement réussi.
- Rappelle-toi : tu l’as déjà fait : La procrastination revient toujours, mais tu l’as déjà vaincue, donc tu peux le faire à nouveau.
- Agis malgré tes sentiments : La discipline consiste à faire ce qui est juste même lorsque tu ne te sens pas motivé. C’est le résultat d’une répétition constante.
- N’oublie pas les bases : Dormir suffisamment, éviter le surentraînement et prendre soin de ta santé sont essentiels pour ne pas tomber dans la procrastination.
- Concentre-toi sur le micro : Au lieu de te focaliser sur de grands objectifs, concentre-toi sur de petites étapes immédiates, comme commencer par la première série à la salle de sport.
- Évite les tentations : Si tu te distrais avec ton téléphone ou les réseaux sociaux, laisse-le hors de portée ou utilise des bloqueurs pour rester concentré.
- 5, 4, 3, 2, 1 : Applique la règle de Mel Robbins et fais un compte à rebours pour créer un sentiment d’urgence et passer à l’action avant que les excuses ne t’arrêtent.

Pourquoi tombons-nous dans la procrastination ?
Il existe de nombreuses théories expliquant pourquoi nous procrastinons. La plus répandue décrit ce phénomène comme une forme d’adaptation.
Émotions
Dans ce sens, la procrastination est une manière de faire face à des émotions difficiles, induites par une certaine activité (dans le cas de cet article : l’entraînement physique). Ces émotions sont très variées : ennui, anxiété, frustration ou insécurité, pour n’en citer que quelques-unes. Il peut aussi s’agir de douleur physique.
Autrement dit, procrastiner est une façon d’éviter de ressentir un inconfort imminent, masqué par des justifications mentales ingénieuses auxquelles nous finissons par croire.
Dans ce sens, la procrastination est un problème de régulation émotionnelle, et non de productivité, comme on le pense souvent.
Facteurs organiques
Bien sûr, certains traits de personnalité sont des prédicteurs de la procrastination et nous rendent plus enclins à celle-ci. Les plus évidents sont la capacité d’autocontrôle et l’impulsivité.
En poursuivant avec les facteurs « organiques », il existe des différences interindividuelles dans le métabolisme de régions cérébrales impliquées dans la prise de décision qui nous rendraient plus enclins à procrastiner : le cortex parahippocampique et le cortex préfrontal.
Facteurs contextuels
Enfin, il existe des facteurs contextuels qui nous affectent tous de la même manière. La théorie de la motivation temporelle explique pourquoi (tous, sans exception) nous sommes plus motivés à faire quelque chose à mesure que la date limite approche.
C’est pourquoi il y a tant d’étudiants la nuit précédant l’examen dans les bibliothèques de toutes les universités du monde.
- Il ne s’agit pas de « je n’ai pas eu le temps d’étudier ».
- Il ne s’agit pas de « il faut profiter jusqu’au dernier moment ».
Non.
Il s’agit de « la motivation pour étudier n’était pas présente auparavant, mais maintenant que l’examen est imminent, elle l’est, donc je vais au moins profiter des dernières heures avant l’examen pour faire tout ce que je peux ».

Quelques formes de procrastination
La procrastination comporte deux ingrédients qui sont la plupart du temps présents dans l’acte de procrastiner.
Justification mentale
Celle que nous générons nous-mêmes, qui nous « exonère » de nous sentir mal de ne pas suivre le comportement attendu de nous (ou que nous attendons de nous-mêmes). Cette justification mentale est généralement originale et s’adapte parfaitement à notre situation actuelle.
Tu mérites ce repos, tu travailles dur depuis 5 jours d’affilée.
Cet examen n’est pas si important, profites-en pour te reposer un peu.
Je me remettrai en forme en janvier, quand je serai plus motivé.
Tentation
Le deuxième ingrédient est l’élément de plaisir.
Il prend généralement la forme d’une nouvelle série Netflix ou d’heures de « scrolling » sur les réseaux sociaux sans objectif précis (le nouveau zapping). Mais il peut aussi prendre la forme d’un grignotage constant de produits hyperpalatables ou, dans les cas les plus extrêmes, de la consommation d’alcool ou d’autres drogues.
Le schéma est toujours le même : remplacer l’inconfort par le plaisir. Et en cela, nous sommes tous experts. Nous sommes programmés pour cela.
Bibliographie
- Shunmin Zhang, Peiwei Liu, Tingyong Feng. To do it now or later: The cognitive mechanisms and neural substrates underlying procrastination.
- Xiaoyu Li, Orfeu M Buxton, Yongjoo Kim, Sebastien Haneuse, Ichiro Kawachi. Do procrastinators get worse sleep? Cross-sectional study of US adolescents and young adults.
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