Comment éviter les désagréments gastro-intestinaux en course ?

Comment éviter les désagréments gastro-intestinaux en course ?

Dans cet article, on aborde un problème très fréquent auquel beaucoup de sportifs ne trouvent pas de réponse ou de solution :

  • Comment manger pendant une épreuve pour réduire les gênes digestives ?
  • Pourquoi j’ai mal au ventre quand je cours ?

Et on vous donne quelques conseils pratiques pour éviter ce genre de problèmes.

Qu’est-ce que les gênes digestives en course ?

Parler d’entraînement en sports d’endurance, de préparation d’épreuves de moyenne et longue distance, c’est aussi parler de voies énergétiques et nutrition.

Une bonne planification nous aidera à éviter, entre autres, les gênes digestives typiques que beaucoup de sportifs rencontrent pendant les épreuves.

Le succès d’un bon programme d’entraînement, ainsi que d’une épreuve sportive, ne dépend pas uniquement des variables d’entraînement. Il y a plein d’autres facteurs, certains limitants, qui influenceront directement ou indirectement les résultats obtenus :

  • Gestion des facteurs de stress ;
  • Repos intra-séance et entre les séances ;
  • Type de style de vie ;
  • Environnement ; et bien sûr,
  • Le type de régime et alimentation suivi par la personne.

Mal au ventre

Ce sont quelques-unes des variables à prendre en compte lors de la planification d’une épreuve sportive.

Beaucoup de sportifs souffrent de ce type de douleurs, gênes gastro-intestinales, diarrhées, qui les empêchent de réaliser les épreuves efficacement, voire de les finir.

Pourquoi j’ai mal au ventre en courant ?

Comme on l’a déjà vu dans des articles précédents, l’entraînement du système digestif est particulièrement important dans un plan d’entraînement pour une épreuve de moyenne, longue ou ultra-distance.

Autrement dit, le régime habituel du sportif ainsi que les aides ergogéniques, y compris la supplémentation, doivent suivre un plan qui accompagne les entraînements tout au long des différentes phases de la saison.

On parle donc de périodisation de la nutrition.

Abandon de marathon

Omettre ce type de planification et d’entraînement entraîne souvent une mauvaise gestion et une utilisation inefficace des substrats énergétiques de l’organisme au moment de la compétition.

Ne pas suivre un plan nutritionnel adapté tout au long de la saison et ne pas entraîner correctement les différents systèmes énergétiques est une des erreurs les plus fréquentes.

Les coureurs et sportifs amateurs se présentent à une épreuve longue sans avoir entraîné leur système digestif, ni suivi une stratégie de supplémentation et d’hydratation adaptée et testée auparavant.

Ils prennent aussi des suppléments qui :

  • n’ont pas été testés avant ;
  • n’ont pas permis de vérifier comment leur système digestif réagit aux quantités de glucides, etc. ;
  • ne tiennent pas compte de la composition des gels / barres qu’ils vont consommer pendant l’épreuve ;
  • consomment trop de fibres les jours précédents la course ;
  • souffrent de déshydratation pouvant provoquer diarrhées, etc.

Que se passe-t-il alors ?

Une épreuve longue est déjà un effort intense et un stress pour le système nerveux, le système digestif et les autres systèmes subissent de grandes perturbations pendant ce type de compétitions ou d’entraînements exigeants.

Il faut penser que, dans ce type d’épreuve, où un flux continu d’oxygène est nécessaire vers les membres inférieurs (surtout en cyclisme et course), l’organisme essaie d’envoyer tout le sang vers ces muscles pour permettre les contractions musculaires, assurer une bonne irrigation sanguine et un bon échange de gaz et déchets.

Problèmes digestifs en course

Le système digestif voit son flux sanguin réduit, il doit donc fournir plus d’efforts pour digérer et séparer les substances provenant des aliments.

Si en plus il n’a pas été entraîné dans ces conditions, il est très probable que la motilité gastrique augmente, provoquant inconfort et incapacité à décomposer efficacement les substances des aliments / boissons ingérés ni à les assimiler.

Par ailleurs, en course, n’oublions pas que l’impact répétitif provoque des mouvements et perturbations des viscères, ce qui peut entraîner non seulement de mauvaises digestions mais aussi une motilité excessive du système digestif.

Comment éviter les gênes gastro-intestinales en course ?

Choisir le type de supplément

Intégrer dans le plan d’entraînement un plan nutritionnel et périodiser le type de supplémentation selon la durée et l’intensité de l’entraînement, en simulant la compétition.

Important : tester quel type de suppléments chaque sportif tolère le mieux, et ne pas attendre la semaine précédente ou le jour de l’épreuve.

  • La première étape est de déterminer le temps estimé de ton épreuve et les intensités, pour pouvoir planifier une stratégie adaptée d’apport en glucides, sels minéraux, électrolytes, etc.
  • Le choix du type de suppléments, notamment leur texture (gel, barres, poudre à diluer dans l’eau, etc.), dépendra non seulement de la tolérance du sportif, mais aussi de ses préférences et goûts.

Cela dit, il est recommandé que les suppléments soient le plus liquides possible ou de texture gélifiée, comme les Evogummys de HSN pour une meilleure assimilation par l’organisme, sans trop solliciter le système digestif.

Evogummy pour coureurs

Il existe des produits en différents formats pour des épreuves de courte, moyenne et longue durée.

Des gels très sucrés avec une texture dense et pâteuse, jusqu’à des poudres à diluer dans l’eau avec la quantité exacte de glucides à consommer par heure.

Je recommande toujours de privilégier ce qui est le plus naturel possible, facile à digérer (n’oublions pas qu’il ne faut pas trop solliciter le système digestif) ; de préférence liquide plutôt que solide, et avec la composition adaptée.

Ajuster la quantité de glucides nécessaire

Tous les gels et barres n’ont pas la même composition, donc l’apport énergétique peut être trop élevé ou au contraire insuffisant…

Autrement dit, on ne couvre pas les besoins énergétiques.

D’autre part, il faut regarder le type de glucides – la composition – des gels ou barres. Pour bien ajuster les apports nécessaires et éviter une composition qui favorise les gênes intestinales. Une recommandation est la boisson isotonique en poudre Evotonic de HSN.

Boisson isotonique

Beaucoup des problèmes intestinaux des sportifs viennent de la prise de gels contenant uniquement du glucose, dont l’absorption et l’assimilation par l’organisme sont difficiles.

Il est donc recommandé que la composition en glucides soit Glucose + Fructose (en proportion 2:1) pour faciliter l’absorption et l’assimilation.

Calculer les proportions selon la durée de l’épreuve

Au fur et à mesure que la durée de l’épreuve augmente, il faudra aussi augmenter la prise de glucides et de boissons isotoniques, ce qui aura été entraîné auparavant :

En règle générale, on recommande une dose de 30 – 60 grammes / heure…, en tenant compte que la capacité maximale d’absorption est d’environ un gramme par kilo de poids et par heure.

Sachant que l’absorption maximale de glucose est estimée à un gramme par heure et qu’on peut y ajouter l’absorption jusqu’à 30 g de fructose par heure par une autre voie d’absorption (ce qui pourrait atteindre, avec une bonne adaptation, environ 90 g de glucides par heure).

Suppléments pour la course

En tout cas, cela dépendra de la personne et de la durée totale de l’épreuve, les apports variant en conséquence.

Pour des épreuves ou entraînements de moins de 70 minutes, un apport supplémentaire en glucides n’est pas nécessaire, un bain de bouche avec une boisson contenant des glucides suffit. Pour en savoir plus sur cette stratégie, visite ce lien.

Planifier les ravitaillements

Une fois que tu as entraîné et planifié ta stratégie nutritionnelle pendant les entraînements pour la compétition, il faut écrire ton plan pour l’épreuve et aussi étudier et analyser les ravitaillements de la course.

Si les gels et/ou barres proposés par l’organisateur sont de la même marque que ceux que tu prends, tu es sûr que, en cas de besoin, ton corps les tolérera bien.

Je recommande toujours d’avoir tout préparé pour avant, pendant et après l’épreuve, sans dépendre de ce que donne l’organisation.

Il est important de savoir OÙ – À QUELLE FRÉQUENCE se trouvent les points de ravitaillement pour remplir la gourde, boire de l’eau et même prendre un supplément ou un fruit au cas où.

Que manger ?

Le régime la semaine avant la compétition doit aussi être planifié et, selon le type et la durée de l’épreuve, on fait ce qu’on appelle communément une charge en glucides 2-3 jours avant la course pour avoir de bonnes réserves de glycogène.

Cependant, cette charge en glucides ne doit pas être excessive, mais juste un peu plus de ce type de macronutriments dans le régime habituel (un peu de riz, pâtes, pomme de terre, patate douce…).

Quels aliments éviter avant la compétition ?

Il faut surtout éviter les jours précédents tous ceux riches en fibres, justement pour éviter les problèmes digestifs le jour de la course. C’est-à-dire légumes, aliments complets et autres aliments riches en fibres, à éviter 2 ou 3 jours avant la compétition.

Il faut aussi éviter les excès d’aliments riches en graisses et ultra-transformés, pour ne pas trop solliciter le système digestif, car ce type d’aliments demande une digestion plus lourde.

Exemple pratique

Avant de commencer à entraîner la nutrition de façon ordonnée pendant les entraînements et compétitions, avant, pendant et après, je ne contrôlais ni ce que je buvais ni la prise de gels.

La fatigue arrivait vite, la récupération post-entraînement était mauvaise et je souffrais de déshydratation.

Une fois que j’ai commencé à entraîner et planifier les prises – liquides et glucides, les résultats ont été incroyables. Je donnais au corps, de façon intermittente et planifiée, les apports nécessaires pour maintenir l’intensité de la séance sans souffrir de problèmes d’estomac, d’hydratation, etc.

Je vous laisse, par exemple, la stratégie de supplémentation que j’utilise pour une épreuve de triathlon de moyenne distance d’environ 5 heures.

Préparation et petit-déjeuner

  • Gourdes : 2 de 750 ml, une avec 90 g de glucides à boire dans la première heure et demie de l’épreuve, et une autre avec boisson isotonique.
  • Petit-déjeuner : habituel, 90 min avant l’épreuve.

Avant de commencer

  • Gel avec apport en caféine 5 minutes avant le départ – segment natation (durée approximative avec transition 35 minutes).

Segment cyclisme

  • Bain de bouche : juste de l’eau après être monté sur le vélo (on a avalé un peu d’eau de mer, on laisse un temps pour que le corps s’adapte et assimile le cyclisme).
  • Toutes les 10 minutes : petite prise d’eau avec électrolytes.
  • À 45 minutes : premier gel de glucides.
  • Ensuite : prise d’un gel toutes les 20-30 minutes pendant les 2 premières heures.
  • Dans la dernière heure : je remplace un gel par une barre énergétique naturelle, de texture molle et facile à assimiler / une demi-banane (si l’organisation en fournit aux ravitaillements).
10 minutes avant de commencer le segment course : nouvelle prise de gel avec caféine.

Segment course

  • Prendre 1 gel à la minute 60 et 90.

Après la compétition

  • Juste après : boisson de récupération avec glucides et protéines
  • Repas après la boisson : contenant protéines, glucides et bonnes graisses.

En évitant la malbouffe, difficile à assimiler et pauvre en nutriments essentiels pour l’organisme.

Stratégie de supplémentation

Il est aussi important de bien s’hydrater après la compétition pendant les deux jours suivants.

Voici ma stratégie, individualisée et testée auparavant ; en entraînement comme en compétition. Développe et teste la tienne !

Autres conseils pour éviter les gênes gastro-intestinales

  • Teste gels, barres, boissons isotoniques, … tout ce qui concerne la supplémentation plusieurs mois avant ton épreuve.
  • Teste le plan nutritionnel lors de tes longues sorties à allure de compétition.
  • Analyse bien la composition en grammes de glucides des gels, rappelle-toi qu’il faut consommer au minimum 30 g par heure… (la plupart des gels en contiennent 24 g).
  • N’oublie pas l’hydratation et la réhydratation en sels – électrolytes, surtout s’il y a de l’humidité ambiante.
  • Textures liquides ou les plus molles et faciles à digérer et assimiler par l’organisme.
  • Proportion 2:1 Glucose:fructose pour une meilleure assimilation.

Références bibliographiques

  1. Cardona C, Cejuela A, Esteve J. Manual para Deportes de Resistencia. All in Your Mind Training System. (2019).
  2. Hopkins, W., & Word, M. (2006). The Optimum Composition for Endurance Sports Drinks. Sports Science(10), 59-82.
  3. Shirreffs, S., Armstrong , L., & Cheuvron, S. (January de 2014). Fluid and electrolyte needs for preparation and recovery from training and competition. Journal of Sports sciences, 57-63.
  4. Jeukendrup A, Gleeson M. Nutrición Deportiva. Ediciones Tutor (2019).

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Isabel del Barrio est passionnée du sport. Elle en a fait la démonstration dès son plus jeune âge et, aujourd'hui encore, elle partage son amour et ses connaissances.
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